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Port à sec de Paimboeuf, + 1600 % de loyer et une entreprise en danger

En conflit avec le Grand Port de Nantes Saint-Nazaire, le port à sec de la Pierre à l'Oeil a Paimboeuf pourrait disparaître. Olivier Messager, fondateur de l'entreprise, nous explique les difficultés de l'entreprise et la dynamique de résistance mise en place.

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Un port à sec sur le domaine maritime

Lorsqu'il quitte les Antilles où il naviguait pour la société de location de bateaux ATM, Olivier Messager souhaite poursuivre son activité dans le nautisme en France. Il décide de créer son entreprise en 1995 pour lancer un port de plaisance à sec. Après avoir identifié un terrain en bord de mer à Paimboeuf, géré par le Grand Port de Nantes Saint-Nazaire (GPNSN), il prend contact avec les institutions. L'Autorisation d'Occupation du Territoire (AOT) est finalement accordée en superposition de gestion. Le port de Pierre à l'Oeil paiera son loyer à la mairie qui le reversera au GPNSN.

Port à sec de Pierre à l'Oeil

Un loyer multiplié par 16

Lorsque la première AOT arrive à échéance en 2010, la mairie de Paimboeuf ne souhaitant pas poursuivre dans ce système, l'entreprise se rapproche du GPNSN pour une gestion directe. Ce dernier accepte, mais augmente le loyer de 1600%! Il passe de 1250€ HT par an à 20 000€ HT par an. "Lors de notre premier rendez-vous, nous n'y avons pas cru. Puis après le deuxième rendez-vous, nous avons décidé de porter plainte devant le tribunal administratif." explique Olivier Messager. "Le port explique le changement de tarif par une évolution de catégorie, justifié par le fait que nous aurions amorti nos investissements. Mais 20 000€, c'est le bénéfice de l'entreprise, avant que je ne me paye comme travailleur non salarié."

Une entreprise en danger

L'entrepreneur a perdu en 1ère instance en décembre 2017 et fait maintenant appel de la décision. "L'appel n'est pas suspensif. Depuis 2010, je règle mes loyers au tarif initial. On risque donc d'être virés." s'inquiète Olivier Messager. Le port de Pierre à l'Oeil, entièrement aménagé sur fonds propres, peut accueillir 150 bateaux sur 12 000 m² de terrain. Il assure l'hivernage et la sortie d'eau des bateaux, ainsi que des travaux d'entretien. Mais l'entreprise qui fait vivre Olivier Messager et sa femme est désormais en danger.

Réparation au port à sec de Pierre à l'Oeil

Un comité de soutien regroupant des professionnels et des plaisanciers est en train de se monter pour mobiliser la communauté et faire bouger le GPNSN. "Je reste poli avec tous, mais il faut marquer le coup" conclut Olivier Messager

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