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Black Pepper Yachts, un nouvel acteur dans le monde de l'IMOCA

Le circuit IMOCA accueille un nouveau venu : Armel Tripon. Le skipper qui a fait ses armes en Figaro, en Class40, et plus récemment en Multi50 participera au Vendée Globe 2020. Et pour ce projet, il a fait appel à l'architecte et marin Sam Manuard (une première pour lui aussi) pour le dessin de son 60 pieds et au chantier nantais Black Pepper Yachts, connu pour ses luxueux dayboats, qui construira ce futur IMOCA à foils de dernière génération. Un nouvel objectif pour le constructeur des célèbres Code…

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Construire un IMOCA de dernière génération

Les projets IMOCA poussent comme des petits pains… Un lien avec l'avis de course du Vendée Globe 2020 qui privilégiera les skippers avec un projet de construction d'un bateau neuf ? Toujours est-il qu'après Jeremy Beyou (Charal) et Sébastien Simon (Arkéa Paprec) c'est Armel Tripon qui se lance dans l'aventure de l'Everest des Mers ! Et pour la construction de son 60 pieds, il a confié le dessin à l'architecte Sam Manuard et la construction au chantier nantais de luxueux dayboat, Black Pepper.

Quand Armel Tripon a demandé à Michel de Franssu, dirigeant du chantier Black Pepper de construire son nouveau bateau pour participer au Vendée Globe, ce dernier n'a pas hésité bien longtemps "On est très emballé !" nous a-t-il confié. Ce ne sera pas la première collaboration pour les deux hommes, habitués à travailler ensemble de longue date et notamment sur le Code 2, un 60 pieds en carbone avec une carène de bateau de course.

"Armel menait un projet IMOCA et quand il a abouti, il est venu nous demander si nous aimerions faire partie de l'aventure. Ça nous a donc paru naturel, puisqu'on travaille ensemble depuis longtemps. C'est intellectuellement intéressant, ça va nous permettre de progresser et c'est dans notre ADN" détaille Michel de Franssu.

©Sam Manuard Design

C'est donc le chantier nantais qui construira le futur IMOCA à foils de dernière génération selon les plans de l'architecte (NDLR : et navigateur) Sam Manuard. Une première pour les 3 hommes ! (NDRL : Premier Vendée Globe pour le skipper et premier IMOCA pour l'architecte et le chantier). La mise à l'eau est prévue au début de l'été 2019, ce qui laissera le temps à Armel Tripon de s'entrainer pour la Transat Jacques Vabre 2019. Le budget est confidentiel.

"C'est un IMOCA de dernière génération, pensé en l'état des connaissances et des techniques qu'ont les architectes aujourd'hui. Il sera à la pointe de ce qui se fait, surement avec des partis pris et des pistes de développement que les autres architectes n'ont pas suivies. Nous faisons une totale confiance en Sam Manuard, qui est brillant et efficace et qui a le gros avantage d'être un marin, un régatier" explique Michel de Franssu.

Ce 60 pieds – dont la construction démarrera entre le 15 juin et le 15 juillet 2018 – sera entièrement construit sur le chantier, Orvault, dans la région Nantaise. "Nous n'avons pas besoin d'infrastructures supplémentaires, toute la partie construction du bateau est d'ores et déjà en ordre de marche. Nous attendons encore quelques réponses de fournisseurs pour certaines matières premières, c'est ce qui déterminera le lancement officiel de la construction" détaille Michel de Franssu.

Armel Tripon ©Pierre Bouras

Investir le marché de la construction "one-off"

Avec la construction de cet IMOCA, le chantier Black Pepper compte bien prendre sa place sur le marché de la construction de projet one off.

"En tant qu'industriels, nous sommes intéressés par la construction de bateaux high-tech, qui font appel à un savoir-faire et des technologies haut de gamme. On a déjà mené des projets one off comme le Code 2 et actuellement avec un 40 pieds en carbone équipé de foils et qui va bientôt être mis à l'eau.

On peut dire qu'on a deux activités. La première est la construction de bateaux de série avec le Code 0, le Code # et le Code 1 et la deuxième est notre département one off, qu'on veut continuer à développer pour montrer notre savoir-faire, pour s'installer durablement sur ce marché. On pourra construire aussi bien des bateaux de course que des unités uniques. Comme actuellement un 100 pieds de course-croisière en construction au chantier. Il se construit beaucoup de bateaux en one off et pour nous c'est un marché très intéressant, on est à la recherche de savoir-faire" conclut Michel de Franssu.

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