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Nautic 2017, un 1er bilan à chaud du salon parisien de la plaisance

Alors que les bateaux quittent la porte de Versailles et que l'organisation livre ses 1ers chiffres, BoatIndustry dresse un portrait de l'édition 2017 du Nautic, à travers les témoignages de professionnels rencontrés dans les allées.

Le

Nautic Festival content de sa 1ère édition

L'objectif était annoncé dès la conférence de presse d'ouverture du Nautic 2017, dépasser les 200 000 visiteurs. L'organisateur, Nautic Festival, souhaite même porter ce chiffre à 250 000 d'ici 3 ans. L'édition 2017 remplit cette partie du contrat avec "une belle progression de la billetterie" et "plus de 200 000 visiteurs", selon le communiqué de fin de salon. Même si cette belle fréquentation ne s'est pas vraiment ressentie dans les allées, notamment le premier dimanche, lendemain du jour de l'ouverture avec des espaces, comme le hall de l'équipement, très peu visités.

Mais au-delà de la fréquentation, le Nautic 2017 a été la première édition de l'ère Nautic Festival, l'entité créée en 2016 par la Fédération des Industries Nautiques pour reprendre en main l'organisation de son salon. De nombreuses nouveautés ont été annoncées et mises en place. Pour autant, le visiteur aura assisté à un changement dans la continuité... Des évolutions, mais aucune révolution, chacun a conservé ses emplacements habituels. Nous avons interrogé les professionnels et visiteurs au gré de nos rencontres dans les allées pour recueillir leurs sentiments. Les retours sont contrastés.

Bien accompagné mais toujours cher

Lorsqu'on les interroge sur la préparation du salon, les exposants se félicitent généralement d'une bonne qualité d'accompagnement dans la préparation des stands. "Avoir un interlocuteur unique et identifié au sein de la Spat, sans multiplier les personnes et les factures, c'était pratique", explique Luc Joëssel de la voilerie North Sails. En revanche, les prix sont toujours aussi élevés indique un patron de chantier. "On nous a dit qu'avec l'ancien organisateur les prix étaient trop élevés, mais ils restent les mêmes. Mon stand m'a coûté exactement le même prix cette année !"

Petits chantiers et bateaux à moteur en manque de reconnaissance

Si la FIN a insisté sur l'importance des bateaux à moteur et notamment des hors-bords dans la flotte de plaisance française, les nombreux petits constructeurs de ces derniers se sentent à l'écart, comme l'explique le directeur d'un chantier de semi-rigides. "Tout le monde rentre par le Hall 1 en l'absence d'une bonne signalétique et pour accéder aux bateaux à moteur Hall 4 depuis le reste du salon, il faut traverser des escalators extérieurs. En plus, les semi rigides sont disséminés et après en avoir vu Hall 2, les visiteurs ne nous cherchent plus Hall 4."

De même, nombre de petits chantiers déplorent la place trop importante prise par les poids lourds du secteur, au détriment de la variété. "C'est bien de dire que l'industrie nautique est en bonne santé parce que les leaders vont bien, mais ce n'est pas nécessairement bon pour tout le monde. Néanmoins, il faut rester positif. Il y a une volonté d'avancer et si nous sommes peu nombreux dans les voiliers de 8-12m, c'est aussi une question de marché." nuance un responsable de chantier.

Quel objectif en exposant à Paris ?

Selon la FIN, environ 25% des ventes de bateaux neufs en France ont lieu chaque année lors du Nautic. Pour beaucoup d'exposant, l'objectif principal du salon est donc la vente. "Pour autant, avec la multiplication des petits salons régionaux, les gens ne montent plus à Paris. On est obligé de faire le tour de France, ce qui est un problème pour des petits chantiers comme nous." explique Patrick Besnié des Ateliers de la Gazelle des Sables. Certains vont jusqu'à considérer Paris comme un salon régional...

D'autres chantiers viennent travailler leur image. Pour cela, certains souhaiteraient pouvoir plus innover, en réunissant par exemple voile et moteur sur les mêmes espaces.

La comparaison entre le Nautic et le salon de Düsseldorf en janvier en Allemagne est récurrente et beaucoup d'exposants avouent sans s'en cacher, que ce salon allemand est beaucoup plus rentable pour eux. Comme on le voit, les attentes des exposants sont multiples et les évolutions engagées par les organisateurs devront se poursuivre pour espérer revitaliser l'attachement des professionnels français au Nautic.

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Giorgio Gatti - 11 Décembre 2017
La diversité en voiliers n'était pas présente ...
Rodolphe Vereecke - 11 Décembre 2017
Vivement le Nautic tous les 2 ans.
Francis Marx - 11 Décembre 2017
Le Boot de Düsseldorf est beaucoup plus varié et ouvert aux petites unités ce qui le rend nettement plus attractif pour les visiteurs.
Alex Croisière Grenadines - 19 Décembre 2017
pour les exposants : 200 € la wifi par adresse IP , wifi qui ne fonctionne presque jamais.... à 6000€ le stand,si t'as besoin de remplir une bouteille d'eaupour boire l'organisation te dis d'aller la remplir au WC 🤢 .... bref je vais pas m'étaler mais suis pas prêt d'y remettre les pieds
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