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Interview : Nautic nouvelle formule, le travail avance

Alain Pichavant, directeur général de Nautic Festival SA, nous présente les axes de travail pour la prochaine édition du salon nautique de Paris. Une réflexion qui se poursuit actuellement avec les exposants.

Alain Pichavant, Directeur Général de Nautic Festival SA
Le

Vous travaillez actuellement à la prochaine édition du Nautic de Paris et à son évolution générale. Pouvez-vous nous expliquer la démarche et les actions en cours ?

La volonté de base de la Fédération des Industries Nautiques en reprenant la main sur le Nautic est de le redynamiser. Après la création de Nautic Festival SA (ndlr : nouvelle structure en charge de la gestion du salon, depuis la reprise du Nautic à Reed Expo) et le transfert du personnel, nous avons fait le bilan du dernier salon pour voir ce qu'il fallait changer. Nous avons ensuite brainstormer au sein de l'équipe du Nautic, puis de celle de la FIN qui connaît bien le salon, et du Conseil d'Administration de la FIN, composé d'entreprises, toutes exposantes du Nautic.

Nous sommes actuellement dans la dernière phase de réflexion, à travers des réunions avec les exposants dans les différentes régions. A la fin du processus, 150 exposants auront pu nous exposer leurs idées et leurs attentes pour le Nautic. Après déjà deux réunions, je retiens des échanges constructifs et positifs, avec un réel dynamisme des professionnels. Nos analyses sur les besoins sont en grande partie confirmées.

A la fin du mois, nous pourrons faire le bilan de ces réflexions pour mettre en place un plan d'action chiffré et le valider avec la FIN.

Quels sont aujourd'hui les grands axes de réflexion pour faire évoluer le Nautic ?

Nous avons identifié 3 grands axes de travail que nous partageons avec les exposants.

Le premier objectif est d'améliorer la visibilité du Nautic auprès du public et des médias. Il s'agit du 5è plus grand salon en France, le premier étant le mondial de l'Automobile, et même si il y a moins d'utilisateurs de bateaux que de voitures, on peut faire parler plus du salon. Aujourd'hui, hormis l'arrivée des bateaux à Paris ou la course de Stand-Up Paddle, l'événement est peu médiatisé. Nous réfléchissons à des événements tri-partites avec le Nautic, les exposants et les médias. On veut aussi intégrer de nouvelles activités comme la plongée ou la pêche, qui attirent de nouveaux utilisateurs. Il faut pour les exposants de ces secteurs la possibilité d'un salon plus court avec des formules à 4 jours par exemple.

Le deuxième axe est celui de l'expérience du visiteur et consommateur potentiel, car le salon doit permettre de trouver de nouveaux clients. Seul 15% des personnes qui viennent au Nautic visitent un bateau, alors que la quasi totalité le souhaiterait. Cette frustration en décourage de nombreux à revenir. Il faut donc augmenter le nombre de visite, en augmentant la quantité de bateaux accessibles, quitte à ce que ce soit le Nautic qui s'en charge. Chaque année, 50 000 nouveaux plaisanciers obtiennent un permis bateau et moins de la moitié en profite dans les 12 mois qui suivent. En les invitant au salon, on peut les garder dans le circuit.

Le troisième aspect est la place des régions. Elles appréhendent de mieux en mieux l'importance de l'industrie nautique et sont très preneuses des valeurs positives du nautisme. Allié à la FIN dont les relais politiques sont importants, le Nautic doit développer la présence des régions, avec un communication moins institutionnelle et plus adaptée aux plaisanciers et touristes nautiques.

Sans préjuger des mesures concrètes, comment envisagez-vous l'évolution du modèle économique du salon ?

Les perspectives ont évolué et avec le retour en direct auprès de la FIN qui n'a pas d'objectif de profits, les gains vont pouvoir être réinvestis dans le salon. D'autre part, je sens un vrai dynamisme des exposants qui sont prêts à payer le même prix qu'avant si ils ont de meilleures retombées économiques et médiatiques. Nous en reparlerons donc une fois définies et chiffrées les mesures à prendre.

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